Les dessous d’un café parisien…

Huuummm... Lequel choisir ????

Illustrations Charlotte El Chami

« On s’boit un kawa ? » « Café-clope ça t’dit ? » ou bien encore « Je peux t’offrir un café…? ». Il y a mille et une façons de déguster sa petite tasse noire. Et bien qu’il soit aussi indispensable pour le Français que pour l’Italien, il a cependant une toute autre relation avec les Parisiens…

Pour la majorité d’entre nous, ce précieux liquide nous motive à quitter notre oreiller douillet, il est notre fidèle allié du matin et si par malheur il ne se trouvait plus dans notre placard le dimanche au levé, nous pourrions juste pour lui se taper un sprint jusqu’à l’épicerie du coin. Mais hormis ces gestes coutumiers, nous entretenons avec lui d’autres rituels bien plus intimes…

« Garçon, s’il vous plaît ! Je voudrais… » :

Le fameux expresso : il se boit quasi aussi vite qu’une tequila paf… Au comptoir de notre bistrot fétiche, pour anticiper une working-day ou la fin d’une pause déj’, histoire de se rebooster pour affronter toutes les tâches que nous ne voulons pas forcément accomplir. Il est le power de nos instants clés.

L’allongé : généralement consommé par les parisiennes quelque soit leur style. L’allongé c’est plus élégant, c’est plus snob, c’est féminin. Il se déguste partout mais de préférence en terrasse pour le m’as-tu-vu et of course pour faire honneur à nos clopes. L’allongé se programme ou s’improvise peu importe, du moment qu’il permet aux miss de la capitale de se réunir afin de partager les dernières news de leurs vies.

Le café infect de la machine : souvent trop dégueu, trop amère, trop le « goût d’flotte » mais il reste indispensable pour marquer un, voir plusieurs break au boulot. Mais aussi pour se retrouver entre collègues et s’échanger les derniers potins, pour faire le bilan de cette gueule de bois, pour lécher les bottes de notre supérieur ou c’est encore une excellente occasion d’inviter ce collègue sur lequel on craque…

Le café improvisé : expresso ou allongé on s’en fiche du moment qu’il n’était pas inscrit sur notre agenda. Celui-ci a pour but de tuer le temps. Parce que Pôle Emploi ouvre ses portes à neuf heures précises et non cinq minutes plus tôt. Parce que le rendez-vous professionnel de notre vie a ramené nos petites fesses avec vingt minutes d’avance. Résultat, on avale une dose de caféine pour se relaxer…  Parce que le rencard a du retard et ce n’est pas très glam’ d’entamer l’happy hour sans lui. Enfin, parce que comme souvent à Paris, il pleut. Alors on patiente, on refait le monde dans sa tête pour finalement tenter de lire son avenir à travers les empreintes qu’il nous a confié.

Le café des sous-entendus : court, allongé, noisette, crème, qu’importe son identité puisque celui-là passe ou casse. Il se boit en tête à tête. Et s’il produit des battements de cœur, des étincelles dans les yeux au point d’oublier que notre tasse est vide lorsqu’on l’approche de nos lèvres, c’est gagné, il passe. C’est le café du first date, des amoureux. En revanche, chaque gorgée est appréciée s’il marque une mise au point ou signe une rupture. Sur ce coup, il devient alors notre seul allié même s’il dégage un arrière-goût d’amertume… Ca casse et c’est le café de l’embarras.

Le café à emporter : il est branché, c’est un It-hand puisqu’il insinue que l’on soit trop busy pour stopper les aiguilles de sa montre même le temps d’un café, justement. Il nous fait envie à travers les tv shows new-yorkais et c’est pour cette raison qu’il n’hésite plus à traverser l’Atlantique avec ses Starbucks. L’emporté, on commence à l’adopter, c’est funky !

Alors notre p’tit noir… Nous le dégustons. Nous le craignons. Nous l’ingurgitons. Nous le savourons. Notre relation est simplement fusionnelle. Fidèle. Unique. What else… ? Georges.

Astrid El Chami

Une couette, du choco, des lasagnes… Et pas de dring dring le temps d’un break !

Non, il n’y a pas que les fringues, le make-up et la saga des Iphone dans la vie… Il y aussi la culture voyons ! Et comme nous sommes des gens intelligents, je propose de faire la promotion d’un film qui pour ma part reste un classique des temps modernes.

Alors cette fois, j’ai envie de jeter… Ma vie en l’air, depuis mon lit  pour m’évader le temps de ce film dont je ne me lasserai jamais, Oh grand jamais !

Voici le topo :

Yann (joué par le séduisant Vincent Elbaz) a la phobie des avions depuis que sa mère est décédée dans un crash. Le temps passe et il rencontre la belle Charlotte. Mais hélas pour lui, elle se barre loin trop loin, impossible alors de prendre le bateau jusqu’en Australie. Il laisse ainsi son amour s’échapper et se prédestine pourtant à faire carrière dans l’aéronautique. Persuadé qu’un jour il recroisera la route de Charlotte, il multiplie les conquêtes, mais sans résultat. Puis soudain comme par magie, Alice la nouvelle voisine (interprétée par Marion Cotillard qui n’était à l’époque encore qu’une « môme » aux yeux du grand public) apparaît comme un rayon de soleil dans le quotidien de Yann. Très vite, les deux voisins deviennent complices et les doutes s’installent. Amitié, amour, amitié ou niet de chez niet ? Yann a du mal à tourner la page de son premier amour.

Entre l’attitude « je m’en foutisme » de Ludo (Gilles Lellouche), l’ami d’enfance de Yann, une Marion Cotillard fraîche qui donne des conseils sentimentaux à la radio et un Vincent Elbaz qui est incapable de prendre une bonne décision, Ma vie en l’air mixte parfaitement humour, amour et amitié. Un film simple dans lequel on se remet en question : à force d’être indécis(e), on peut prendre le risque de laisser filer la perle rare…

Enregistré, téléchargé (légalement !) et vu et revu mille fois, ma carte bleue a enfin pris les devants en s’accaparant le film en formant DVD ! Oui, c’était l’achat du siècle, je vous l’accorde… Bref, à regarder très très souvent…

Astrid El Chami