Cape ou pas Cape ?

 Cape !… Puisque le groupe Marie-Claire a osé tenir le pari en lançant la version française de Stylist, un magazine déjà existant de l’autre côté de la Manche. Depuis 2009 cet hebdomadaire consacré à la culture, aux sujets de société ou encore à la mode connaît un franc succès chez nos amis anglais… Il était donc temps qu’il fasse ses preuves sur l’Hexagone.

Voici comment j’ai découvert le magazine…

Une journée de travail, un retour sous-terrain signé la RATP et il est presque vingt heures quand je sors du métro. Le sunset parisien est tout beau tout flamme et la vie se précipite aussitôt sur les terrasses des cafés situées aux pieds des bouches de métro. Il suffit d’un coup d’oeil pour voir que ce spectacle rituel une fois les beaux jours revenus est toujours agréable à observer, surtout après l’hiver désastreux que l’on a connu. C’est à ce moment-là que mon regard est attiré par cette jeune fille distribuant des magazines au milieu de tous. La pauvre mignonne se prend quelques vestes de la part d’usagers. Arrive mon tour. Je ne réfléchis pas et lui prends volontiers un exemplaire en échange d’un franc sourire. Pour avoir distribué le quotidien Métro durant mes études, je peux compatir à sa peine…
Ma fidèle demie-baguette sous le bras et je me dirige vers la maison en feuilletant déjà le magazine dont la couverture ne me laisse pas indifférente : pas de pub, pas de titre en cascade et encore moins de horde de photos ; juste une et de toute évidence bien choisie avec son titre accrocheur. Bingo ! En tout cas moi, ça me plaît immédiatement.

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Cette superwomen qui s’écrase comme une vieille poire sur du bitume avec ce message : «Cape ou pas cape ?» précisant « une génération de filles frappées du syndrome wonder woman », du coup la préparation de mon plateau-repas et de ma petite baguette attendront quelques minutes puisque je ne peux m’empêcher de découvrir ce que cache ce premier numéro.
Il est clair que j’ai trouvé cette couverture atypique, réfléchie et rock’N roll. J’ai pris le temps de lire tous les articles de A à Z, chose que je fais rarement. En temps normal, je feuillette juste pour le plaisir de se divertir. C’est donc plutôt de bon augure pour une première…

Alors quelles différences y’a t-il avec les autres magazines féminins ?

Tout d’abord les articles sont simplement moins gnangnans et on a l’impression qu’il y a plus de recherche dans le choix des sujets et des mots. Ils sont subtilement bien écrits et je recommande vivement à ce propos « Fuite d’eau et déclin de l’Europe » (pour celles qui ont encore le numéro sous la main).
 
La construction graphique des pages est douce pour les yeux ce qui rend la lecture fluide. De plus, atout non négligeable le magazine est gratuit. Il y a certes évidemment plus de publicités mais ce n’est pas pour autant qu’elles dérangent. je note également la qualité du papier qui est particulièrement agréable au touché. Enfin l’équipe rédactionnelle présentée dans ce premier numéro semble franchement sympathique et nous ressembler.

Stylist va t-il filer des jours heureux ?

On le lui souhaite ! S’il s’en tient à ces valeurs comme j’ai pu les découvrir dans ce numéro il ne devrait alors avoir qu’un bel avenir devant lui… La concurrence payante n’a qu’à bien se tenir face à ce nouvel entrant dans l’univers impitoyable de la presse.
Bravo à l’équipe… En ce qui me concerne j’ai été séduite et beau Clin d’Oeil d’Emma.

 

Astrid El Chami
 
Où peut-on se procurer chaque jeudi le magazine Stylist ? 
A Paris, Lyon, Marseille, Aix‐en‐Provence, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Lille et Strasbourg !

Je suis une poule !

Imaginez un espace partagé entre deux grandes salles. Imaginez que chacune d’elles soit investie par toutes sortes de gourmandises, de plaisirs, de découvertes. Imaginez qui l’y règne le temps d’une soirée, une atmosphère magique spécialement réservée à quelques élus. Imaginez que c’est sous un ciel parisien, dans une nuit semi-obscure que se concentre pas moins de deux-cents nanas. Imaginez alors un gigantesque poulailler…!

Une poule parmi d'autres à la soirée GGP7

Et moi, j’étais une de ces poules tombée par hasard au milieu de cette septième soirée baptisée «GGP7» (Girls Geek Band Party 7), organisée par l’influent et prometteur blog GamonGirls.
 
Je suis la jeune auteure d’un premier roman (Je suis comme vous, unique ! éd. Labourdonnaye) sorti l’été dernier. Lors de sa parution officielle, mon éditeur m’a alors dit : «Astrid, il va falloir que tu te mettes au 2.0 afin de te faire connaître.»
 
 
Le terme «2.0» me donnait déjà des vertiges. Il faut savoir que j’ai toujours été l’une des plus grandes quiches royales en matière informatique et tout ce que cela englobe. Pour moi, la relation que j’avais toujours entretenu avec mon clavier se limitait à mes recherches sur la toile et à la rédaction d’articles et de mon premier roman. Basta ! Au-delà, la navigation était réservée aux geeks. J’ai demandé alors à mon éditeur ce qu’il entendait par-là. Il m’a conseillé de créer mon propre blog, de découvrir ceux des autres, de «surfer quoi ! Tu vas voir, c’est cool».
 
Mais j’ai déjà Facebook, lui avais-je dit fièrement. Il s’est fichu de moi et m’a fait comprendre qu’il me demanderait des rapports afin de savoir si je surfais dans ma baignoire avec des bouées où si j’avais tenté de jeter ma planche sur l’océan qu’est la blogosphère.
Mon blog leclindoeildemma.com a donc difficilement et grâce à l’aide d’un couple d’amis fini par voir le jour. Cela m’a paru être une mission impossible. On m’a parlé de «liens hypertextes, de balises, de tags…», juste un cocktail de mots abracadabrantesques comme dirait notre ex président Chirac.
 
Très vite, j’ai quand même eu la capacité de découvrir la fameuse plate-forme HelloCoton. D’abord du rose, ça a attisé ma curiosité. Ensuite une multitude d’articles provenant de blogs et à ce moment-là, j’ai découvert réellement l’importance, l’impact et l’influence que pouvaient avoir ces minis sites dirigés essentiellement par la gent féminine (du moins sur Hellocoton). Sur le coup, j’ai été impressionnée, bluffée et flippée. Bien que j’essayais de faire des efforts, je sentais que le magnétisme n’opérait pas entre la plateforme, moi et mon blog encore tout bébé. Alors je vais être HONNETE avec vous chères blogueuses :

Franchement, les deux premiers mois de surf à travers les blogs y compris le mien…

Ca m’a juste souléééééé !!

C’était un véritable travail de fourmis qui demandait une énorme patience.

J’y allais en rechignant, je ne comprenais pas quel était le délire de poster tant d’articles plus ou moins personnels, quel était le plaisir que l’on pouvait puiser à travers ces relations virtuelles. Je ne comprenais pas tout simplement parce que mon cerveau était conditionné à la vraie vie, aux vraies rencontres. Sauf que j’ai persisté et petit à petit sans que je m’en rende compte, mon cerveau s’est fluidifié et les premiers échanges, les premiers commentaires avec les internautes m’ont très vite procuré de la joie, des sourires et ont suscité davantage la curiosité que j’avais déjà. Au bout de quelques temps, même si mon blog n’est pas la vedette du web – bien qu’il me sert aussi de vitrine en tant qu’auteure -, je nous sens à ce jour pleinement introduits dans la communauté de la bloggosphère. C’est désormais notre famille à nous aussi.
 
Grâce à elle, j’ai tissé de nouveaux liens, j’ai découvert de nouvelles façons de rencontrer (virtuellement) les gens et ça, c’est un merveilleux cadeau pour un auteur. (A vingt-huit ans, on pourrait en effet croire que je sors tout droit de l’époque des cavernes, je vous l’accorde !).
 
Et la cerise sur le gâteau, moi qui, il y a encore quelques mois n’aurai jamais imaginé ça, c’était hier soir. Cette soirée exclusivement dédiée aux blogueuses mode, humeur, high-tech, culinaire, c’était juste une superbe surprise pour mes yeux ! Nous étions environ deux-cents chanceuses à pouvoir participer à la soirée GGP7. J’ai même twitté cette info… Incroyable ! (mes premiers pas également avec Twitter, chaque chose en son temps…)
 
Alors oui, lors des premières minutes j’étais une poule égarée qui n’avait pas encore eu l’occasion de rencontrer dans la vraie vie d’autres cocottes virtuelles… Du coup, j’ai commencé à piaffer doucement le sourire au bec, au milieu de ce joli mais impressionnant poulailler. Mes yeux ronds ont pu observer tout ce petit gratin issu du web 2.0 qui jacassait joyeusement. J’ai constaté la présence de marques prestigieuses comme BlackBerry, Epson ou encore Bare Minerales.
 
Ensuite, mon petit bidon plumeux s’est mis à crier famine alors je suis allée picorer quelques délicieuses carottes, olives et choux-fleurs chez Florette dont j’ai appris par les deux représentantes que les produits étaient suivis de près : du producteur au consommateur. L’entreprise est saine, c’est bon et beau à savoir pour les pauses-déjeuners.
 
Soudain, une poule inconnue m’a jeté dans les bras de Bulkypix, ce créateur de jeux vidéos pour tablettes, smartphones et Facebook. Comme mon frère m’a initié à ces joujoux, je me suis vite laisser prendre au jeu alors que c’était bien la première fois de ma vie que mes petites pattes tripotaient une tablette pour jouer de cette façon (je n’ai connu que les consoles de jeux). Sauf, que cela m’a méga plu ! Et grâce à Bulkypix, j’ai découvert mon futur Perfect Man.
 
Trêve d’attractions matérielles, c’est là où je me suis enfin dit :

«Astrid sort la poule qui est en toi et va causer

avec tes consoeurs !»

J’ai donc couru vers une autre cocotte, comme moi un peu paumée mais à l’air gai : «Salut, alors ça va ? C’est ma première soirée GGP – Moi aussi » m’a dit Dorine alors que j’avais compris «Coqueline…?». J’ai aussitôt pensé que ce prénom original ne pouvait se dénicher qu’au sein de la blogosphère. Dorine était fraîche, jolie et propriétaire du blog lablagueusemode. Ensuite, nous sommes passées aux choses sérieuses avec : la tombola (tickets perdants en ce qui nous concernait), les stands Amorino, Baileys, et Claudine... L’autre découverte de la soirée, sympathique rousse toute mimi et cette fois, elle m’en voudra pas, mais on avait affaire à une cent pour cent geek avec son blog e-tendances. Sa passion ? Les jeux vidéos ! C’est mon frère qui sera ravi.
 
Bref, nous avons papoté, rigolé, échangé, parlé de clics, de vues, de la bloggosphère, mais aussi eu des conversations typiquement féminines : «Actuellement je teste le nouveau legging minceur de Mixa ! Je vous ferai une photo avant-après !»

Conclusion de ma première soirée blogosphère et donc de ma première soirée GGP ?

 
Moi qui avait peur d’être plongée dans un univers réservé aux geeks, je me suis très vite sentie comme un poisson dans l’eau, comme une poule qui partage volontiers ses graines avec ses nouvelles copines. Même si j’adore les coqs, je dois avouer que j’étais dans mon élément car écrivant des romans féminins c’était pour moi un réel bonheur et bel honneur d’avoir été conviée à cette soirée GGP7.

Cadeaux GGP7

Alors merci aux organisatrices du blog GamonGirls, merci à sa créatrice Sandrine mille fois rayonnante hier soir et merci à toutes les marques présentes (Weight Watchers, Tucano, Oral B…) pour leur accueil et leur très sympathiques cadeaux offerts en fin de soirée.
Une auteure devenue aussi une blogueuse et fière de l’être 😉 Qui l’aurait cru ?
 
Astrid El Chami