Londres en 48 heures. In Just different.

Londres

Londres avec Pénélope Bagieu. Guide à peu près utile.

Puisque c’est bon de cultiver la différence, c’est bon de visiter la fameuse Queen City d’Elizabeth d’une façon pas Si British que ça. En quoi cela consiste ? Il suffit juste de ne pas appliquer tout ce que ferait un bon touriste. Pour cela, il faut une  dose d’improvisation, une vague idée des lieux et monuments à quêter, un enthousiasme naturel prêt à se réjouir et même si la pluie ne cesse de pisser. Enfin, il faut être muni d’une bonne paire de Nike Air Force One noire à scratch ou pourquoi pas d’une paire d’Adidas grise dont le velours et la toile laisse présager un port fort agréable…

La première chose à faire différemment des autres touristes, c’est de programmer ses 48h du samedi soir au lundi soir. Du vendredi au dimanche soir, c’est un peu has-been.

A l’arrivée, il n’est donc pas loin des 23 heures. C’est une bonne chose puisque cela signifie que bientôt, la plupart des restaurants et pubs renverront leurs cuistos à leurs domiciles. C’est là que Burger King intervient ! Mais avant le Whooper, le check up de l’hôtel, la pause toilets et aussi une ballade déjà improvisée dans ce Neuilly londonien. Les premiers constats ne se font pas attendre : 65 % des commentaires sont dédiés aux voitures à multiples zéros. 25 % sont alimentés par l’idée de se dire que l’on se verrait bien habiter dans ces immeubles inaccessibles. Enfin, les 5 derniers pour cents se concentrent sur l’épatante propreté qui demeure dans ces rues. Même pas un nano besoin de chihuahua ne décore le bitume dépeuplé de ses habitants. C’est juste amazing et donc totalement pas made in Froggyland.

L’hébergement : ne pas faire comme tout le monde, c’est aussi ne pas séjourner dans les chambres louées par les londoniens mais plutôt privilégier l’hôtel Confort Inn trois étoiles. Simple au style pseudo British, il est tout ce qu’il y a de plus satisfaisant. Idéalement situé, il se trouve à seulement treize secondes de Hyde Park. Toutefois un bémol : il faut se munir d’une carabine pour décapiter le pigeon qui roucoule dès 7h06 du matin. Pour la dernière matinée, il faut songer à une ceinture munies d’explosifs pour jouer les kamikazes en vue d’exterminer ce satané volatile.

Les musées : puisque des hordes de touristes se précipitent vers le plus IN des musées que l’on nomme le British Museum, il est tout aussi préférable de lui rendre hommage à l’aide d’un cliché souvenir réalisé par le nec plus ultra de la technologie : le Iphone 5S. En mosaïque, nuit, sépia, noir et blanc ou encore en mode fluo, le British Museum sera garanti de vivre mille vies, mille époques.

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Musée d’Histoire Naturelle.

En bon faux touristes, il vaut mieux se noyer dans la masse londonienne. Direction le Musée d’Histoire Naturelle. Celui-là même pour lequel il faut absolument donner de son temps, celui-là même qui coupe le souffle tant son architecture est impressionnante. Celui-là encore dans lequel on prend son bain de foule parmi les mioches, les poucettes et les parents Ô combien heureux. Avec eux, on redécouvre les insectes du monde, les roches, les minéraux, les oiseaux. Avec eux, on s’amuse en appuyant sur tous les boutons magiques, à se jouer de son corps devant les miroirs déformants. Mais ça, ça n’est rien encore à côté des sucettes multi-goût qui se trouvent à l’entrée principale (75 pounds l’unité).

Hélas, le ciel n’est pas tout bleu dans ce musée, il y a parfois quelques orages à l’horizon qui sèment la panique dans les esprits… Exemple : cette file d’attente interminable qui mène vers les poumons du musée : la ZONE ROUGE. Cette zone dont tout parent qui se respecte se doit d’y conduire son enfant surexcité : c’est en effet là-bas que TOUT se passe. Bienvenue dans le Jurassic Park où les dinosaures ont la peau sur les os. Il faut donc beaucoup de patience et un estomac bien dompté pour s’y rendre. Ce qui n’est pas notre cas. So sorry Petit Pied (pour tous ceux qui ne sont pas nés à la bonne génération, cliquez à la fin de la lecture du texte, merci), on préfère migrer vers une table avec des couverts et à boire…

Les restaurants : à Panam on a le 13ème et Aubervilliers entre autres, pour les saveurs d’Asie. Quant au parfum bollywoodien, il y a de quoi se satisfaire aussi. Alors à Londres on passe seulement dire « hello » au quartier indo-chinois et on admire les cochons et autres espèces animales carbonisées couleur caramel qui sont élégamment suspendues en vitrine.

Et c’est ainsi, qu’on se dirige au gré du vent vers Soho. Là-bas, l’ambiance est nettement plus gaie. On choisit un resto chic, tendance mais sans trop de manières. Clientèle essentiellement masculine. Service 100 % testostérone et aussi rose et jovial qu’un doux bonbon. Cerise sur le gâteau, le rosbeef à l’anglaise est réussi et le cheesecake mérite nos délicieuses bouchées.

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It was delicious !

Quand on voyage à Londres, il faut se fixer au moins une mission avant de s’y rendre. Un seul but pour un seul objectif à accomplir : aller chez Patty & Bun, lieu culte du hamburger selon les blogs BurgerMe et Good Morning London. Mission atteinte mais grosse déception une fois arrivés devant le roi du burger : c’est fermé (pourtant les horaires ont été minutieusement étudiés pour justement ne pas se louper).

Pas de drame, il suffit juste de tourner sa tête vers l’autre côté du trottoir. Bouée de sauvetage à nos pieds : l’Italie est là avec sa Dolce Vita. On choisit alors un resto rital au pif, celui par exemple où les fleurs rouges resplendissent sur la devanture. C’est coquet, rustique et c’est en toute logique que Laura Pausini ainsi que ses copains Ramazotti, Pavarotti et Bocelli nous tendent les bras… Les Italiens sont si romantiques qu’ils parviennent à nous faire oublier Londres et à en croire les deux qui se trouvent déjà à table, ce n’est donc pas un attrape-touriste. Grosse erreur et rectification immédiate par l’autre voyageur qui pourtant se trouve dos à eux : les deux italiens parlent un dialecte africain et ils sont black. Ha oui… Gare aux problèmes de vue et d’audition même étant jeune. A noter toutefois qu’il est possible d’être black, de parler un dialecte africain, d’avoir la nationalité italienne et de manger des bolognaises chez Miss Elizabeth.

Très bonne table ! Important au point de le mentionner : la grosseur de la pâte à pizza est parfaitement équilibrée.

Le shopping : comme toutes femmes qui se respectent il est bon de ne pas faire de shopping à Londres. Le message est clair : aux oubliettes les boutiques et Oxford Street. Néanmoins, une tentative complètement ratée chez le fameux Primark, lieu soi-disant incontournable pour les françaises. Tournis garanti à peine le pied franchi dans cette usine à fringues. Demi-tour. Seul Harrods a la chance de nous accueillir. Très joli grand magasin.

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Et soudain au bout d’un escalator chez Harrods… Diana et Dodi. C’est juste LA perle qu’il ne faut pas manquer durant ce périple. Le Glam’Cheap dans toute sa splendeur !


Harrods détient la crème des crème avec ses excellents cupcakes. Il est bon là, d’en acheter un dans le but bien sûr de l’apprécier. Attention, il ne faut surtout pas l’engloutir dans les secondes qui suivent. Pour le déguster, il faut attendre la fin de la journée. C’est à dire après des heures de marche joyeuses, de découvertes imprévues, d’un déjeuner, d’un bouclage de valises, pour enfin se poser tranquillement et une dernière fois sur un banc à Hyde Park. Une fois confortablement installé, il est temps de savourer son cupcake oréo maintenant qu’il est totalement ratatiné. Du moins ce qu’il en reste, puisque l’autre voyageur ne se fait pas prier pour croquer de façon néandertalienne plus de la moitié de votre bonheur, celui pour lequel vous vous extasiez et devant lequel il ne reste quasi que dalle.

Les lieux incontournables : il est intéressant de traverser les espaces verts tels que Green Park ou encore Saint James à partir de 20 heures passées. A cette heure-là fin février, il n’y a quasi plus un chat et la sensation de se dire que Westminster, Buckingham Palace, le Big Ben, London Eye n’appartiennent plus qu’à vous est unique. Pendant un temps, on s’imagine presque jouer les rôles de Harry et de Kate en pleine fugue tandis que le sang de la Old Miss aux chapeaux bouillonne dans ses veines telle une marmelade en ébullition.

Bien plus tard, un break s’impose dans un pub choisit toujours au p’tit bonheur la chance, non loin de Bond Street. Quatre pintes plus tard, il est temps à 23h largement passées, de se restaurer chez Burger King afin de s’assurer d’un repas. Cette fois, on valide le double Whooper.

Camden, Saint Pancras, London Bridge, la City, Picadilly, Kesington Garden et ses canards, c’est fait. Nothing Hill c’est aussi vu et fait. Quoi d’autres ? Nada ! London c’est in the pocket et in just different. So what´s the next city ?

* Les adresses et noms des bons restaurants et pubs que nous avons fait ne sont pas mentionnés puisqu’évidemment en bon touristes nous n’avons rien noté.                                                               
 
 
                                     Astrid El Chami

Du net à la bague au doigt.

champagne-1262279028L’amour encore l’amour et le célibat. Aujourd’hui, c’est comme si la moitié de la planète cherchait à tout prix à se caser « avant ». Mais avant quoi ? La fin du monde, la ménopause, le meilleur pote, avant que les grands-parents ne rejoignent les boîtes sous terre ? Avant que l’on soit montré du doigt par… Soi-même ? En réalité, ce bipède que l’on nomme « Homme » est assez fortiche pour s’infliger des pressions tout seul, comme un grand. Généralement il est plus facile de penser que l’entourage et le système sont les premiers responsables de ce schéma sentimental que l’humain s’impose. Mais bonne nouvelle pour ceux et celles qui veulent dégoter l’amour le temps d’un passage ou pourquoi pas pour la vie, il reste le net. Katerina en est la preuve vivante… 

Le contexte :

Deux mariées, deux célibataires crânent dans leur petite Fiat 500 couleur caramel boisé, au toit ouvrant et aux sièges en tissu. Précision : ce n’est pas la leur mais chut, ça il ne faut pas le dire. Elles ont fait un emprunt pour le w-e à un prix imbattable… Ce qui leur donne le droit pensent-elles, de snober les 307 sur l’autoroute et de sourire aux motards qui eux, n’ont point le temps de s’attarder sur leurs cas. Musique à fond, elles sont fin prêtes pour une virée de deux jours direction Reims. Leur objectif ? S’arroser au champagne et se remplir les estomacs comme de bonnes oies.

Les quatre protagonistes :

  • Suzy et moi-même ! Deux célibataires de 28 ans et quelques mois. Joyeuses et un tantinet cafardeuses le temps de trois soirées par mois, on croque la vie à pleines dents. On régale les « autres » avec nos love stories qui la plupart du temps n’ont ni queue ni tête mais qui ont le mérite de provoquer des éclats de rires.
  • Josepha ! Mexicaine et mariée à son mari. Heureuse dans son couple, elle n’a jamais été tentée de voir si l’herbe était plus verte ailleurs alors que sa petite fleur n’a connue que l’unique et cher et tendre qui partage sa vie.
  • Katerina ! Haaaaa Katerina. Ca sonne prénom d’princesse russe, non ? Et pourtant bien qu’originaire du pays de Tolstoï, l’ex demoiselle a trouvé son prince en surfant sur le web. C’était LA découverte du week-end tandis que nous plongions nos moules dans leur marinière. Trois d’entre elles ont d’ailleurs connu un léger accrochage dans nos gorges à l’annonce de cette surprenante info. Depuis deux que nous nous côtoyons, nous n’avions jamais pensé à lui demander comment avait-elle rencontré son bel Arnaud alias Nauno. Pour nous, c’était pourtant logique, banal tout ce qui avait de plus ordinaire : une rencontre dans un bar, lors d’un anniversaire, entre deux photocopieuses, au mieux pendant un mariage.

 La rencontre franco-russe.

La girafe blonde aux yeux bleus et aux joues gourmandes nous raconte alors sa folle rencontre qu’elle précise de « simple. Voir presque servie sur un plateau en argent. Il ne manquait plus que le caviar. » :

« Quand j’ai quitté mon Saint-Pétersbourg pour votre Paris, je ne parlais que très peu votre langue. Il n’y a que dans les bars que je la parlais à la perfection, dit-elle en faisant signe au serveur de nous remettre une nouvelle bouteille de Veuve Cliquot (vu son aplomb, il est évident qu’elle a fait de sacré progrès). Très vite, reprend-t-elle, je me suis sentie seule et j’ai eu le mal du pays. Les rencontres avec les hommes c’était une sacrée galère avec mon français. Répondre aux questions de ces mecs, c’était une épreuve olympique. Je bégayais, parlais anglais russe et français dans la même phrase… Fatiguée, j’ai fini par jeter l’éponge.

Un jour, une amie m’a dit qu’elle avait rencontrée son mec sur Parship, un site de rencontres. Au départ, ça m’a moyennement enchanté… Je pensais qu’il fallait être désespérée pour faire ça. Certes, je l’étais un peu mais on s’en fiche !

Elle s’hydrate à l’aide de deux gorgées de champ’ puis avec un grand sourire, elle enchaîne : un soir alors que je buvais un petit verre de vodka chez moi avec cette même amie, je me suis jetée à l’eau en m’inscrivant sur ce fameux site. Après quelques rencontres, j’ai finalement croisé mon français, mon prince Nauno. Patient comme c’est pas possible ! Il lui arrivait de faire semblant de comprendre ce que je lui racontais. Honnêtement, il n’avait pas la face d’un Dimitri ou d’un Vladimir mais ses cheveux longs et son humour à la française ont fait qu’un jour… Il me passa la bague au doigt ! Tout simplement. Voyez, je vous l’ai dit, une rencontre simple.

Une connexion, des clics et merci Parship car dans trois jours il m’amène à Venise pour mon anniversaire, conclut-elle d’un sourire niais tout en sirotant les bulles de son précieux liquide. »

 Josepha conquise par ce récit « glamour version 2.0 » s’adresse à Suzy et moi :

« Et les deux célib’ ! Fermez vos bouches on voit vos moules… Bon maintenant vous savez ce qu’il vous reste à faire ? Direction Parship ! Il serait temps de grandir un peu… Dans un an et demi, c’est ? C’est vos 30 ans ! »

 _ J’ai plus faim, répond Suzy.

_ Moi j’ai soif.

Astrid El Chami 

Trois pommes dans le métro.

Un samedi soir comme un autre. La capitale arrose ses jeunes. Le célèbre Paris by Night n’existe plus mais l’envie de s’évader n’en demeure pas moins pour autant.

Le métro ces soirs-là n’a plus rien à envier à son quotidien morose que lui inflige la semaine. Ces soirs-là le métro rit. Il s’exclame, crie, chante comme une casserole ou au contraire laisse par magie de surprenants timbres de voix s’emparer de ses wagons. Il ramasse aussi de charmants dégueulis qui valent des détours, des dégoûts, des rires compatissants ou moqueurs. Eté comme hiver, le métro en ces soirs de fête se hâte à l’idée que son âme vibre à nouveau. Les pochtrons ou tous ceux qui avivent leurs esprits sont ses meilleurs amis. Il accueille ces milliers d’âmes dans ses sous-terrains à coeur joie. Au milieu de tout ce brouhaha règne aussi des petits groupes de clodos. Leur temps de répit s’illustre en pinard, clopes, filles… Si à travers la fenêtre du métro on vire le regard sur certaines de leurs scènes, on peut imaginer qu’elles pourraient être leurs sujets de conversations. A en croire l’enthousiasme qui se lie sur leurs visages, ils doivent être bien baroques.

Dans cette jungle underground qui se mêle à des courants au travers desquels le temps paraît soudain être ralenti, il y a ce vagabond qui s’étend aisément sur une rangée de sièges sur les quais de son métro. On l’aperçoit gai comme un pinson à la station Nation. De toute évidence, le métro est devenu sa République. Sa souplesse corporelle l’amène à s’assoir sur un strapontin tandis que les portes se referment derrière lui.

C’est parti. Cette paire d’yeux qui l’observe n’a que deux stations avant de quitter ce drôle de spécimen assis devant elle.

A la fois intriguée et amusée par cet étrange personnage, elle le contemple. Ce petit homme noir ne dépasse pas les trois pommes. Il a une tête disproportionnée par rapport à sa taille. La vie lui a fait don d’une grosse tête. Sans doute, a t-il franchi la quarantaine. Une quarantaine abîmée, précoce. La jeunesse il l’a dans ses yeux rieurs, coquins, parfois même trop expressifs au point de surprendre. Ils font de lui un enfant. Son petit corps est aussi menu qu’un moineau. On croirait une crevette avec la tête d’une gambas qui se régalerait d’un soleil qu’elle imagine vrai.

Le gars a du style malgré son monologue. Ouai, il est sur sa planète. Qu’elle doit-être bien illuminée ! Mais heureuse à en croire la belle naïveté qui maquille cet inconnu dont personne ne fait attention. Il paraît qu’il ne faut jamais ignorer un mendiant, un clochard, un SDF, un vagabond, on l’appellera comme on le voudra. Savoir qu’il nous regarde et ne pas daigner croiser son regard est encore pire pour eux. C’est comme s’il n’existait vraiment plus. On peut bien l’imaginer en échangeant les rôles quelques secondes.

Donc le gars a du style. Petite veste en velours kaki, pantalon noir et un petit polo blanc qu’il a dû sauvé de sa vie d’avant, l’habillent. Ce gars-là avait probablement bon goût au temps où les choses allaient mieux pour lui. C’est drôle, il est à la fois perdu et heureux. Comme sa bonne bouteille de pinard qui valse de gauche à droite. Bien ouai, comme lui elle s’enchante.

Cette même paire d’yeux qui l’observe et dont le propre regard est soutenu par ce petit gars, se dit que sa vie a du sacrément être semée d’embûches. Il suffit de le constater par les trois ou quatre à chicots qui lui restent à tout casser. Mais malgré ça, il reste doux à regarder.

Les portes vont à nouveau se refermer avant le trajet de la dernière station. Des gens joyeux montent la marche et zappent ce petit personnage insolite. Ils ratent quelque chose bien qu’il se trouve sous leur nez. L’ignorance est volontaire vu l’espace libre qui règne autour de son strapontin. Mais le petit gars n’a que faire d’autrui et se penche minutieusement vers ses chaussures pour les choyer. Ou plutôt il s’inquiète des trous qu’elles portent déjà à leurs extrémités. Il doit les sauver à tout prix voilà pourquoi il semble les caresser comme on caresserait une peau divine.

Ce geste anodin suscite brusquement peine et désarroi pour la paire d’yeux. Elle qui n’avait jusqu’à lors pas abaisser son regard jusqu’à ses semelles. En plus d’être trouées, ses chaussures sont les chaussures d’un clown. Le petit homme doit faire du 40 alors qu’elles en paraissent trois tailles de plus. Le constat est maintenant définitif : de toute évidence le petit gars est bel et bien disproportionné. Apparemment il s’en fiche car il est doté d’une incroyable magie qui oxygène la bulle dans laquelle il plane. Admirative, la paire d’yeux ne peut cependant se détacher de la compassion qui l’accapare. Alors elle hésite : il n’y a qu’un billet de vingt euros dans son porte-feuille qui maintient un ras des pâquerettes depuis quelques mois déjà. C’est triste mais si la paire d’yeux se décide à céder son bout de papier au petit homme perché, les regards se tourneraient inévitablement sur eux deux. A ce moment-là seulement.

Il ne reste que quelques secondes avant de le lui donner. D’accord ça marche on lui donne ! Mais l’expression du petit homme noir devient soudain loufoque. Ses yeux bizarres et hypra suggestifs fixent la paire d’yeux. Il la regarde en l’invitant à déguster sa bouteille qu’il caresse avec délectation. Ses lèvres s’articulent vivement. Le message n’est pas vraiment décodé puisque la musique chante dans les oreilles de la paire d’yeux. Cependant, il lui déclenche une peur naissante, spontanée. La paire d’yeux se doute qu’il y a fort à parier que des dires cochons lui sont destinés. Comme une machine, elle secoue intérieurement son cerveau pour chasser sa brève peur injustifiée et se ressaisit :

« Je ne veux pas savoir ce qu’il se passe dans sa tête. Certainement, imagine t-il des galipettes… Mais après tout il a le droit. Qu’importe. Même si c’est le cas, il est étrangement touchant ce p’tit vieux… Pas plus haut que trois pommes. Puis… J’aime bien ses chicots ! C’est un personnage sympathique. »

Ce billet ? Lui file, lui file pas ? Les portes s’ouvrent enfin à destination et la paire d’yeux se lève. Debout, elle a son billet en main encore hésitante. Trois personnes montent aucune ne descend. Tout va très vite. Le petit gars la regarde. Ils ne sont que deux dans cet univers où le temps s’est définitivement arrêté. Les portes vont se refermer dans quelques secondes. Rapidement, la paire d’yeux sourit à ces trois pommes et lui glisse le billet entre ses mains. Il est tellement dans son monde qu’il n’est pas certain qu’il ait capté quoi que ce soit. Il ne serait même pas impossible qu’il s’en délaisse par idnavertance… Mais qu’importe là aussi. C’est désormais son bien et il en jouira comme bon lui semblera.

Fin de trajet. La paire d’yeux s’est éveillée avec un moment unique le temps de son parcours. Les samedi soirs, le métro ne fait pas de différence et invite ses passagers à s’exprimer sans gêne.

Dans la rue le lendemain. Accompagnée, la même paire d’yeux se balade en plein Paris et perd soudain la connexion avec celui qui lui parle. Son regard n’en revient pas et formuler une phrase longue lui devient chose ardue : « C’est… C’est dingue. Lui là ! Je l’ai croisé cette nuit. Dans le métro ! Je lui ai donné vingt euros… Quel destin. Oh ! Il a changé son bon pinard pour une Heineken… Ma bière ? C’est certain, ce gars-là a le sens du bon goût… »

Les trois pommes croisent la paire d’yeux. Visiblement, il l’a déjà oubliée. S’en était-il même souvenu à un instant ? Qu’importe…

« Que celui qui n’a pas traversé ne se moque pas de celui qui s’est noyé. » Proverbe africain.

Rien à voir, cette chanson m’a accompagnée pour écrire cette petite histoire…

[http://www.youtube.com/watch?v=fXCF8aKRMzU]

Ps : Merci Charlotte pour ton dessin que j’adore comme d’hab’. Bon voyage à Boston, à N-Y. Mon coeur et mes pensées sont avec toi. C’est notre voyage et on croise les doigts… Xxxx

Astrid EL Chami

Le blues de la parisienne.

Le blues de la parisienne
Illustration Charlotte El Chami

C’est un syndrome typiquement féminin. Du moins s’il touche aussi la gent masculine, il faut avouer qu’elle le simule parfaitement, qu’elle le domine quasi au doigt et à l’œil. Alors que lorsqu’ il s’attaque à nous, femmes que nous sommes, il vise en plein dans le mille. Touché-coulé, puis notre cœur laisse déborder ses émotions aussi badantes les unes que les autres. Du vague à l’âme, c’est ainsi que notre matière grise se trouve alors démunie de tout contrôle…

Le blues est très facile à démasquer même s’il a le don de nous prendre en traître. Le salop. Et ce que le blues touche généralement en guise d’amuse-gueule mais qui pour nous, catapulte directement notre cul au sommet de la Dame de Fer, c’est notre apparence physique. Un point extrêmement sensible. Soudain plus rien ne va et notre anatomie pourrait brûler en enfer. Nous avons beau sortir le kit Excellence Beauté version complète bien sûr (masque d’argile, manu-pédicure, épilation, crèmes de jour et de nuit, gommage) nous sommes toujours aussi moches. Pourtant hier nous étions canons dans ce pyjama troué. Mais aujourd’hui, ça n’est plus le cas et même le make-up se paie notre tronche. Evidemment, le sourire qui pourrait encore sauver notre dignité n’ose même plus montrer le bout de ses dents (trop jaunes puisque nous sommes de toute évidence de véritables Ursula). Oui, nous nous sentons mal dans notre peau et on aimerait bien trancher cette tête que nous ne supportons plus, avoir des cheveux de starlette, remplacer ce popotin de vache par celui d’une cocote et surtout exécuter à coup de karcher cette cellulite qui s’est évidemment amplifiée en l’espace d’une nuit seulement.
En ce qui concerne l’étape suivante, le blues s’acharne sur notre mental (même s’il a déjà causé de sérieux impacts cérébraux) mixant cette fois (après l’amuse-gueule) le plat principal, le fromage et le dessert.

 Voici son procédé :

Il y a l’amoureux qui nous agace sans raison ou il n’y a justement pas d’agacement puisqu’il n’y a point d’amoureux. Donc on s’agace avec soi-même (qu’on se l’accorde, c’est pitoyable). Il y a ce patron en pleine crise qui évacue ses frustrations sur nous alors que nous sommes clairement innocentes. Puis et entre autres, il y a ces tunnels souterrains folkloriques que nous maudissons par-dessus tout et nous songeons alors à s’endetter en investissant dans une titine. L’idée en devient obsessionnelle.

Le blues de la parisienne, c’est en réalité un nid à emmerdes. Il se traduit par un ras-le-bol puissance 1000, par une envie de mourir pour renaître sur la planète Peace & Love & Mierda !

Mais alors ? Quel est ce foutu facteur qui déclenche ces déprimes passagères ? En fait, il n’y a pas de facteur particulier. C’est comme ça et ça ne s’explique pas même si ce phénomène a un sacré pouvoir de destruction psychique. L’apothéose, c’est lorsque le calendrier menstruel s’invite à lui… Aux risques et périls de ceux qui pourraient avoir une parole de trop. Mais comme la Nature est bien faite, il existe trois remèdes pour chasser le blues de la parisienne :

1. Elle s’isole, se coupe du monde et récupère ses RTT jusqu’à temps que sa pâte à tartiner et autres cochonneries l’obligent à reprendre contact avec le monde réel, en commençant par son courrier et la caissière du supermarché.

2. Puisque son mec « ne comprend rien » ou puisqu’il y en a pas, elle décide (après trois jours de crise existentielle) de retrouver ses copines afin de partager ses malheurs. C’est à ce moment-là, qu’elle se rend compte que sa cellulite imaginaire c’est du pipi d’chat à côté des sextos échangés entre une inconnue et le mec de Cathy.

3. Enfin, son blues est insurmontable puisque « tout va mal », il n’y a rien de « passionnant » dans sa « misérable » vie. C’est pourquoi, elle pense très fort (ne pouvant crier car il faut savoir rester digne) :

« Mierda, mierda mierda ! Oh et puis je vous emmerde tous ! Toi patron qui me fait plus que chier avec tes frustrations ! Soulage toi un coup, exile-toi au loin, mets toi une mine, fais ce que tu veux mais je ne suis ni ta femme, ni ton psy et encore moins ton punching ball ! J’emmerde aussi tous les mecs ! Vous qui minimisez toujours tout, puisque rien n’est grave ! Et puis enfin, Paris je t’emmerde, toi et ton ciel gris qui me rend encore plus aigrie, ton carrosse sous-terrain suite auquel je devrais me savonner à la javel, et puis aussi tes Parigots ces têtes de veaux !! En fait, je devrais tout plaquer pour me casser direction l’île merveilleuse ! Oui, j’y cultiverais des cocos et des bananes ! Et alors ?! Je m’en fiche mais au moins là-bas j’aurai la paix !

Ouai c’est ça : si je veux je peux me casser demain ou… Dans un mois ? (le temps de prévenir le patron, disons par politesse) ou… Dans trois mois ? (faudrait quand même passer les fêtes de Noël en famille… Ils pourraient me manquer) ou… A la rentrée prochaine ? (comme ça au moins j’aurai eu le temps de TOUT régler avant de partir) ou… Jamais ? »

C’est une méthode certes radicale et intellectuellement tordue mais elle se montre bénéfique. La parisienne a ainsi évacué son blues en reprenant le pouvoir et le contrôle sur sa vie. Elle peut alors exprimer ses « mierda » tout en souriant. Et c’est ainsi que de fil en aiguille, elle finit par se détendre et prendre du recul. La bonne nouvelle aussi, c’est qu’elle s’endettera une prochaine fois avec son quatre roues parce qu’en attendant elle apprécie à nouveau ceux qui chantent comme des casseroles sur sa ligne de métro. Puis, elle remercie son soleil qui lui sourit à l’heure de l’apéro et se bouche les oreilles aux réflexions de son boss. Et enfin, elle présente son mea culpa pour l’injure générale faîte à Paris, cette ville qu’elle ne pourrait quitter certainement pas sur un coup de folie.

Ce même soir, tout revient donc à la normale : elle affiche un sourire conquis en constatant dans le miroir que ses fesses sont bien toniques et que sa gueule pourrait rivaliser avec celle de Kate Moss… Jusqu’à son prochain blues !

Astrid El Chami

 

Un bug avant de comprendre que ce n’était pas un homard.

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Après une semaine marathon, je découvre un peu à l’ouest ce que m’envoie Fedora. Chère amie blogueuse, lorsque j’ai compris de quoi il s’agissait, mes joues ont… Comment dire… Virées aussi rouge que le rosier qui me sourit chaque matin lorsque mes yeux se décident à quitter leurs rêves. C’est beau einh ? A noter pour mon prochain roman… Haha !

Revenons-en à nos moutons ! Fedora, tu m’as donc choisie pour participer au Liebster Award. ¿ Pero que es ? C’est ce que je me suis demandée lorsque j’ai découvert le lien que tu m’avais envoyé sur ma page Hellocoton. C’est à ce moment-là que la connexion entre mes neurones a déraillé à la vue du mot  » liebster « . Cela m’a valu un bug cérébral lorsque l’image d’un homard zonant dans les airs s’est emparé de mon esprit.  » Liebster »,  » homard  » ? Etrange… Je me suis aussi demandée en quoi la vie d’un homard pouvait être en rapport avec la mienne. Puis soudain, la connexion m’est revenue : en anglais homard se traduit lobster. Ainsi voilà la clef de l’énigme… Cette formidable histoire aurait pu faire un titre de roman : La rencontre éphémère entre un homard et moi.

D’ici là, on se croisera peut-être une nouvelle fois dans mon assiette à Noël.

Donc parlons peu mais parlons bien : en quoi consiste ce magnifique concours ? Le principe, c’est comme finger in the noze, n’est-ce pas Fedora ?

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On révèle 11 choses sur soi, on répond aux 11 questions de la personne qui nous a taguée, on tague 11 petites veinardes blogueuses à qui on pose 11 questions. On met le lien des 11 chanceuses et on les prévient sur leur page HC… Vous l’avez compris, 11 est le chiffre star de cet award.

Comme je n’ai jamais (ou presque) dit 11 choses sur moi, c’est l’occasion :

  1. J’adore manger du sucre dans le lit après m’être lavée les dents.
  2. Je n’aime pas les insectes sauf les coccinelles. Je fais un voeu à chaque fois.
  3. Je peux toucher mon nez avec ma langue.
  4. Je regarde Beverly Hills Nouvelle Génération. C’est nul mais c’est bien.
  5. Jusqu’à mon adolescence, je voulais être championne du monde de sauts d’obstacles.
  6. Cet été, j’ai chanté Dalida avec mon oncle et ma belle soeur au karaoké de mon village. Moment collector.
  7. Petite, j’ai vomi au spectacle de Chantal Goya.
  8. Petite, j’enfermais le chat dans les toilettes pour être sûre de le retrouver.
  9. Je crois aux extra-terrestres.
  10. Je garde toujours le meilleur pour la fin.
  11. Chaque matin, j’analyse mes rêves.

Et maintenant, mes réponses aux 11 questions de Fedora :

  1. Mayonnaise ou ketchup ? La mayo y’a pas photo !
  2. Et sinon, t’es plutôt douée en cuisine ? Quand je m’applique, c’est plutôt pas mal. J’ai juste un problème de grammage avec la quantité.
  3. Raconte-moi la pire honte de ta vie… A douze ans, j’ai fait pipi sur les coussins du canapé du salon de ma meilleure amie. L’une de mes pires nuits de ma vie. Le matin au réveil, ses parents nous attendaient pour petit-déjeuner. Sur la terrasse, les coussins (lavés) séchaient sous le soleil gabonais (oui, puisque du coup j’avais rejoins le lit une place de mon amie).
  4. Et ça va ? tu t’en es remise ? Ouai ça va… On peut dire que j’ai trouvé une solution à ce problème : depuis ce jour quand le doute du pipi me vient avant de me coucher, je prends la sage décision de faire un détour par la case water.
  5. Le concours des 200 ! Yeah ! de la Carne-qui-se-termine-le-19/10-à-minuit-heure-de-son-île t’y as participé ? (tic tac tic tac, bientôt les résultats !!) Ha merde… So sorry ! J’ai deux dictons que je vénère. Un d’eux est le suivant :  » mieux vaut tard que jamais !  » Alors même si ça compte plus, je vote pour toi La Carne !
  6. Midi ou minuit ? Les deux.
  7. Et toi, Christine Lagarde ? On va dire que je ne pense pas à elle lorsque j’éteins la lumière mais j’admire son intelligence, son parcours et sa force. C’est une femme qui doit certainement mériter le pouvoir dont elle jouit.
  8. Driiiiiiiing, le téléphone sonne. A l’autre bout du fil c’est Sadako Yamamura… Qu’est-ce que tu lui dis ? Franchement ? Je préférerais Light Yagami de la série Death Note ! Je suis fan du personnage. Il est canon !
  9. Alors, impatiente d’en voir le bout ? Courage, plus que 2 après celle-ci… Honnêtement, ça m’amuse de répondre. On est dimanche soir et j’ai l’impression d’être une star interviewée. C’est trop amazing you know ?
  10. Quelle est ta série du moment ? Bien j’avais brièvement commencé Spartacus ce week-end. Faudrait que je revoie la fin du premier épisode pour passer au suivant.
  11. Tu sais que dans 7 jours tu vas mourir, tu fais quoi ? Déjà, partout où je vais j’emmène mon chat avec moi. Je passe les premiers jours avec mes amis les plus chers. Je dirai à mes lecteurs de ne pas laisser mourir Emma, l’héroïne de mes romans. Ensuite, je passerai les jours suivants avec ma famille. Et enfin pour les jours qu’il me reste, je les garderai pour retrouver le garçon que j’aime.

A présent que pourrai-je bien vous poser comme questions… Hum, allez c’est parti par celles qui me passent par la tête. Imaginez que je vous les pose en direct, que j’ai mon petit calepin, les lunettes et que vous êtes une méga star. La star du moment dont tout le monde s’arrache. Pardonnez juste si j’en ai plein la bouche mais c’est parce que je mange une religieuse au chocolat pendant que je vous parle. Donc procédons :

1. A quel âge as-tu embrassé ton premier amoureux ? Amoureuse pour toi Trenty.

2. Spécial K ou Corn Flakes pour les enfants ?

3. Qu’est ce que tu préfères par dessus tout dans la vie ?

4. La première chose à laquelle tu penses quand tu ouvres les yeux le matin ?

5. Si tu devais partir au salon de l’agriculture avec une star, avec qui t’essaierais-tu à traire une vache ?

6. Le proverbe qui t’est fidèle ?

7. Comme Fedora, je vais te demander la pire honte de ta vie ?

8. Toi aussi tu es comme la majorité des gens, tu adores Stromae et Cyril Hanouna ?

9. Si tu devais être un être-vivant faisant parti du monde sous-marins, tu serais ?

10. La dernière chose qui t’a provoqué un fou rire ?

11. Si tu pouvais changer une chose, un fait de ta vie ?

Voilà, j’ai fait mon boulot. Je confie désormais ma plume aux onze prétendantes du Liebster et non Lobster Award :

Eclectik Girl

UneCosmiqueGirl

La pingsheuse

PetiteBelge

Chroniquedunetatouée

Ifeelblue

AimerLire

Lilibook

Sarah’folle

Trenty

et last but not least, MaVie DeBrune.

Non, non, ne me remerciez pas… Tu permets Fedora je te pique cette phrase je la trouve plutôt pratique… Merci à toi, merci à vous j’ai passé un excellent moment !

Astrid El Chami

Je suis comme vous, unique !

Parlons de sexe !


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Chose promise, chose due. Je m’étais engagée à venir découvrir les mystères de cette affiche qui m’envoyait clairement un message subliminal avec son expo « Sex In The City » dimanche dernier, lors de mon footing.

Hélas, je n’ai point pu embarquer ma caméra puisque même les photos n’étaient pas les bienvenues. Comme je suis d’une âme légèrement rebelle, j’ai en catimini pris deux-trois clichés même si je reste convaincue qu’une vidéo aurait été bien plus cocasse… Adieu les idées de mise en scène que j’avais en tête !

Bref, faisons avec ce que l’on possède à l’instant T.

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Etape n° 1 : On est chaleureusement accueilli(e) à l’entrée par les membres de l’exposition qui nous remettent un petit Quiz sur le sexe. Les gains à la clef après tirage au sort ? Un an de préservatifs gratuits ! Des places pour les Solidays ! Des BD cochonnes et subtilement réalisées avec humour !

Cependant, il serait bon de savoir à combien estiment-ils, le nombre de préservatifs que l’on utiliserait durant une année… Cela voudrait-il dire du coup, que l’on aurait une fréquence limitée en matière de galipettes avec un ou plusieurs partenaires ? Sage question à méditer. Pour ma part, j’ai ma réponse.

Etape n° 2 : Le parcours sur un espace de 800 mètres carrés peut commencer. Pour certains ou certaines d’entre vous, vous apprendrez plus moins de nouvelles choses comme :

« Une demi-heure de sexe équivaut à 82 calories perdues. Il faut donc faire l’amour durant 21 heures pour perdre un kilo. » Et encore, tout dépend si on adopte la position « plancha éternelle »

« Le chapelet anal. » Doux Jésus Marie Joseph… Que les temps ont bien changé !

joydivision_joyballs-anal-wave-long-black_l« En moyenne, un couple de 24 à 40 ans réalise 4450 rapports. »  Mais qui compte ?

Sur ce chemin érotique, des stands à thèmes comme le bar des sextoys, la roue du plaisir, le tarot de nos fantasmes sont là pour accueillir les curieux et les timides. Les animateurs répondent à toutes les questions, des plus tabous aux plus coquines. Ca titille, ça chauffe les esprits et ça donne des idées.

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Etape n° 3 : Sexe = prévention. Pas de secret, ce n’est pas la partie la plus glamour de l’expo. Mais comme faire l’amour c’est si bon, c’est aussi si bon de se protéger et de veiller au bien être de son corps qui lui, ne fait que suivre sans retenue et avec délice, les désirs et envies de nos coeurs, de nos raisons.

Etape n° 4 :  C’est l’heure de se quitter. Verdict ? C’est mignon, c’est instructif même si on n’apprend pas grand chose de nouveau. Heureusement, j’étais agréablement accompagnée car il me semble impossible de faire cette exposition en solo. A deux, à trois, à partouze, on partage, on plaisante, on se détend le temps d’un peu moins d’une heure pour oublier le reste.

Sex In The City par Solidarité Sida : du 5 au 20 octobre 2013 de 13 h à 20 h. Place de la Bastille à Paris. Entrée gratuite.

Astrid El Chami

A mes amis.

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A vous mes amis, il était temps que mon blog vous consacre un article. En réalité, je me demande comment j’ai pu mettre tant de temps à vous dire officiellement merci. En fait, je crois que je vous le dis très souvent mais parfois j’ai besoin des mots pour dire ce que je pense. C’est plus facile et surtout ça reste comme on dit « noir sur blanc. »

Alors cet article ressemble davantage à un « mot », comme ceux que j’aimais tant écrire pour certains d’entre vous dans vos cahiers de texte, au lieu de tartiner les trois pauvres lignes de devoirs que l’on nous dictait à l’école.

Imaginez un peu l’instant alors que je pianote sur mon clavier : 

Un grand moment solennel. Bruno Mars se charge de l’atmosphère entre vibes fifty lover & fifty power : « Merci Bru, grâce à toi j’ai le power du coeur ! Ouf… » 

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas timide. Ceux qui me connaissent savent aussi que je suis un chouia pudique dès lors que je dois parler de sentiments.

Bref, il était temps que je vous dise à tous un merci officiel, un merci unique à chacun d’entre vous.

Pourquoi tant de gratitude ?

Simplement parce que depuis plus d’un an, vous supportez mes demandes de « coups de pouce, de please, de partager, de soutien, de je t’en supplie, de messages qui vous préviennent qu’il y en aura encore pleins d’autres encore, de trop mille fois merci, de etc. »

Depuis la sortie de mon premier roman, je suis bien consciente d’endosser le rôle de l’amie « qui ne lâche pas la grappe. » Alors pardonnez-moi, pardonnez ma maladresse si parfois je vous assomme à coups de Like, à coups de What’s app, à coups d’Hellocoton, à coups de mails, à coups de sms, à coups de hastags pour faire découvrir ma carrière de jeune auteure…

Heureusement que les forfaits téléphoniques et internet sont illimités sinon comment ferai-je pour vous harceler ??? Merci Free, merci, Apple, merci Bouygues, merci mon banquier et donc merci moi !

Sans blague, je vais vous dire la vérité :

En fait, chaque fois que je demande votre main (Nan pas celle-ci voyons ! La polygamie (officielle) n’est pas encore autorisée dans nos territoires occidentaux. Je parle de cette main, celle que l’on tend et que l’on ne peut refuser) ce n’est pas un geste évident à faire pour moi. Ce sont à chaque fois des :

« Wow ! Wow ! T’es quand même une sacrée casse-bonbon Astrid avec la promo de ton livre et celle de tes articles ! Tu ne penses pas que tu les saoules tes amis ? »

Oui, peut-être. Un peu. Mais que voulez ? J’ai besoin de vous, je ne m’en cache pas et je suis fière de vous avoir. Quand j’hésite, ce qui me réconforte c’est qu’au fond je sais que j’ai votre soutien sincère et votre confiance. Et de savoir que vous contribuez à mon bonheur jour après jour, que vous aidiez le petit oiseau et sa plume que je suis à construire son nid, cela fait sans cesse sourire mon coeur. Je n’ai pas honte de le dire. Et si un jour, j’ai autant de notoriété que Mary Higgins Clark, croyez-moi, je crierai haut et fort que c’est aussi grâce à vous !

Un peu de philo : « On est jamais mieux servi que par soi-même. »

Thèse : oui c’est vrai, il arrive que l’on se serve parfois très bien tout seul. Mais il arrive aussi que l’on se brûle à trop vouloir manier la poêle en mode solo.

Antithèse : Il y a quelques jours lors d’une bonne fiesta, une amie m’expliquait qu’elle refusait généralement de solliciter de l’aide dans le cadre de son parcours universitaire. Je comprenais ses craintes à savoir la peur d’être déçue, trompée, trahie ou d’abuser de la gentillesse d’autrui. Je comprenais sa gêne à demander de l’aide tout simplement car j’ai moi-même longtemps fonctionné en ayant les mêmes croyances pendant des années.

Alors oui, avec la persévérance on arrive souvent à ses fins. Mais à quels prix ? Parfois essoufflé, épuisé, achevé… Alors qu’il aurait fallu simplement oser dire : j’aurai besoin de toi. De ton aide.

Aujourd’hui j’ai remédié à ça parce que j’ai compris. J’ai expliqué à cette amie qu’il était impossible en tant qu’être humain de fonctionner tout seul. On a souvent besoin de la main d’un ami dans la vie. Ou celle d’une connaissance, d’un collègue, de sa famille, celle de son amoureux. On a besoin de cette main pour nous permettre d’avancer, de se construire car sinon c’est inévitable : un jour viendra où notre parcours du combattant en mode solo trouvera une voie sans issue. Et là, ça sera bien dommage.

Voilà pourquoi je pense que ce dicton à la noix « on est jamais mieux servi que par soi-même » est un tort.

Je donnais à cette même amie l’exemple de mon cas : Si on te refuse l’aide pour raisons X ou Y ce n’est pas grave. Il arrive que l’autre ne puisse pas t’aider. En revanche, prends soin de voir à qui tu demandes de l’aide. Là est toute la différence. Ne demande pas de l’aide à quelqu’un alors que ton coeur te dicte de t’abstenir.

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Conclusion : 

Merci. Merci sincèrement à vous tous. Vous mes amis d’Afrique éparpillés dans les quatre coins du monde : je pense à vous Stéphane, Julien et Félix de Montréal. A toi Pamela en Grèce. A toi Stéphanie, Steven et tous vous autres à Libreville. A toi Jenny  de Casablanca. A toi Magali ma directrice d’école devenue toi aussi une amie. Emilie, Aurore, Elie, Ingrid, Samantha, Nico, Chéri Coco, Steve. Coco du Havre, Coco de Guyane. Ma famille au Liban et ailleurs. Vous tous, vous êtes si nombreux.

Mais aussi à tous ces amis que je ne connais pas vraiment mais qui me suivent en tant que lecteurs, lectrices sur ma page facebook : Valérie, Véronique, Candy, Caroline, Alain, André, Karine et là encore vous êtes si nombreux. Merci…

Merci à ces amis aussi d’Hellocoton que je ne connais pas forcément et pourtant qui je sais, sont là : Fedora, La Pingsheuse, Caramelmou, ParisianShoeGoals, LovelyBeauty by Nathalie, Trenty…

A présent, je termine sur Mariah Carey et son I can’t live without you… C’est une blague bien sûr !

Bref, je suis heureuse de vous avoir tous dans ma vie. Mon aventure ne serait pas ce  qu’elle est sans vous. Voilà, c’est fait c’est dit avec pure sincérité. Profitez-en car c’est pas tous les jours que je mettrai Bruno Mars pour vous dire ceci. Mais comme je l’ai dit : c’est écrit noir sur blanc et mes mots sont indélébiles.

Ainsi vous pouvez rangez vos Kleenex et vous préparez à la promo de mon second roman à venir dès novembre ! Haha ! Merci les amis !

Love.


Astrid El Chami

Du boulot ? Mais vous demandez la lune Mad’mOiselle ! On est en France ici !

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A cela, je pourrai ajouter : « Et puis quoi encore ? Un Mars ? » Et ouai, elle a pas tort la p’tite dame. On est en France. Et la recherche de boulot depuis quelques années, c’est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Je crois que je ne vous apprends rien puisque nous sommes des millions à le savoir.

Les faits

Mon curriculum vitae ne manque pas d’expériences dans la commerce. Six ans de bons et loyaux services dans divers domaines depuis l’âge de mes seize ans : immobilier, restauration rapide, cosmétiques, distribution du journal aux bouches du métro, serveuse de crêpes, prêt-à-porter fois dix, responsable de boutiques, souvenirs, automobile et j’en passe !

Aujourd’hui, je suis à la recherche d’un poste de vendeuse, non pardonnez-moi. Après rectification de la part de ces chers professionnels, il s’agit d’un poste de « conseillère de vente ». Ca change clairement la donne. Donc je suis à la recherche d’un poste en tant que conseillère de vente dans le luxe. Prada, Vuitton, Chloé, etc.

Mon passe-temps non favori lorsque je n’écris pas, c’est Fashionjobs. Déjà ça, ça fait rêver.

Après trois semaines d’exploration, je suis inscrite dans pas moins de cinq ou six agences d’intérim spécialisées dans le domaine. A vrai dire, j’ai arrêté de compter.

Je peux vous assurer d’une chose : être en contact avec ces femmes qui occupent des postes de consultante est une sacrée aventure durant laquelle je reste gaiement perplexe.

Les scénarios sélectionnés parmi d’autres :

Premier cas de figure : 

Au téléphone pour la prise de rendez-vous avec la consultante que nous appellerons Madame Enthousiaste :

– Madame Enthousiaste : Super ! Je vous attends donc demain à 16 heures mademoiselle !

(Evidemment comme nous sommes en recherche d’emploi nous avons TOUT notre temps. Il n’y a aucun problème au fait de casser notre journée puisque de toute évidence il semble que nous comptions le nombre de nuage depuis notre canapé…)

– Moi : Parfait !

– Madame Enthousiaste : Ha ! N’oubliez pas d’amener certains papiers, comme la carte d’identité, le RIB, blablaba… Et un extrait de votre casier judiciaire !

– Moi : Casier judiciaire ? Mais pour quoi faire ? Je cherche un poste de vendeuse. Je ne postule pas pour la NASA ?

– Madame Enthousiaste : Je sais bien. Mais ce sont les entreprises qui demandent ça maintenant. Je suis désolée, je sais que c’est un peu bizarre…

– Moi : Bon… Je volais des bonbecs quand j’étais petite à la caisse du supermarché et j’ai arnaqué mon voisin quand j’avais neuf ans en lui vendant ma GameGear cassée. Ca compte ??

Deuxième cas de figure : 

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J’appelle une agence pour une offre d’emploi que j’ai vue. Salaire proposé : entre 2000 et 3000 euros. La fourchette est large mais je m’en fiche, ce poste est pour moi ! Expérience requise : entre 2 et 5 ans. Là, je m’affole sur les touches de mon portable telle une winneuse. Cette consultante nous l’appellerons Madame Aigrie de la Mort.

– Madame Aigrie de la Mort : Allô. (Imaginez que le monde vient de s’écrouler sur ses épaules. Imaginez aussi que c’est à la limite si elle ne mâche pas vulgairement un Malabar.)

– Moi. Toute ravie, le sourire jusqu’aux oreilles : Oui bonjour, c’est pour le poste de bazar truc machin chouette. Je viens de postuler y’a vingt minutes. Avez-vous déjà vu par hasard mon CV ?

– Madame Aigrie de la Mort : Et vous m’appelez pour ça ?

(Non. En réalité, c’est juste pour savoir quelle marque de papier toilettes vous utilisez au sein de vos locaux )

– Moi. Je comprends que j’ai à faire à Madame Soleil dans toute sa splendeur : Ce poste m’intéresse beaucoup !

– Madame Aigrie de la Mort : Oui mais c’est pas possible. J’ai votre CV sous les yeux et vous ne correspondez pas au profil. Je vous rappelle cet après-midi afin que nous fixions un rendez-vous. ( sans doute pour rentrer dans les statistiques du fichier « candidats », j’imagine ? )

– Moi. Je respire un grand coup, je garde ma banane : Ecoutez, j’entends bien ce que vous dites mais je ne saisis pas.

– Madame Aigrie de la Mort commence à s’agacer : c’est de 2 à 3000 euros. Le salaire.

– Moi. A présent, je comprends que ma tête ne lui revient pas. Madame Aigrie de la Mort ne VEUT pas que j’ai le poste : Le salaire… Je sais, c’est pour ça notamment que je postule.

(Espèce de nouiiiiiiiille !)

– Madame Aigrie de la Mort : Ce n’est pas POSSIBLE. Il faut en plus 2 à 5 ans d’expérience.

– Moi. Je regarde mon tapis de yoga, je reste zen et respire un bon coup avant de lui tenir poliment tête : Si vous regardez mon CV, vous compterez 6 ANS d’expérience. Je rentre donc dans (ces pUtain) de critères.

– Madame Aigrie de la Mort persiste dans sa bataille entêtée : Ah ouiiii… Mais certaines de nos candidates ne sont pas comme vous. Celles qui ont au moins 2 ANS d’expérience, ont par exemple déjà travaillé chez DIOOOOOOOOR. Et puis elles parlent le russe ou le chinois.

– Moi. C’est tellement ridicule que je commence à en rire. Cependant, j’ai l’impression d’endosser le rôle de Miss Pretty Woman quand elle rentre dans cette fameuse boutique pour claquer toute sa thune. A sa venue, aucune vendeuse ne daigne lui prêter attention. Bien ouai, Julia et son look extravagant, ça le fait moyen pour ces vendeuses. Moi c’est un peu pareil, je me sens exclue avant l’heure. Mais je ne cède pas face au russe et au chinois : Et moi je parle le breizh de Bretagne. C’est le cas de vos candidates ?

(Donc à ce stade, je ne cherche même plus à connaître le nom de l’enseigne qui a fait appel à l’agence de Madame Aigrie de la Mort dans le but de postuler de mon côté.)

– Madame Aigrie de la Mort veut conclure d’un ton solennel : Madame. Oubliez ce poste. Je vous rappellerai dans l’après-midi.

– Moi. Une idée ingénieuse me traverse l’esprit avant de conclure avec ce contexte discriminatoire et nonchalant : Non. Ne vous donnez pas cette peine. Ne me rappelez pas. Durant cette conversation j’ai pu noter votre « extrême » amabilité. J’étais juste une une cliente mystère. Au revoir Madame !

Vu qu’on était vendredi en fin d’après-midi, je me suis frottée les mains à l’idée de me dire qu’elle allait kiffer son week-end en mode Prozac. L’aigreur gratuite parfois on la paie…

Cependant, je n’étais pas énervée en raccrochant. Ca m’a même amusé. Mais je me suis tout de même demandée comment pouvait-on être aussi désagréable ? Et on doit compter sur ce genre de personnes pour nous aider dans nos démarches ? Oh my God !

Troisième cas de figure :

Celui d’une amie mexicaine. Cette jolie plante parle l’espagnol, l’anglais et le français couramment. Elle a déjà une première expérience dans un hôtel quatre étoiles à Londres.

Dans une agence d’intérim aussi spécialisée dans le luxe, sa conseillère lui propose une offre d’emploi dans l’un des plus beaux hôtels de la capitale. Seulement voilà, après réflexion la gentille consultante revient sur sa proposition et lui fait comprendre qu’elle ne correspond au poste. Mon amie ne saisit pas. Maligne, elle parvient tout de même à s’acquérir du nom de l’employeur. Elle répond à sa conseillère : « Tant pis. Ce n’est pas grave », pensant bien qu’à priori elle ne lui sera d’aucune aide à l’avenir. Pour quelles raisons ? Son accent, son joli physique, sa tête qui ne lui revient pas ? Dieu seul sait ! Quoi qu’il en soit, mon amie postule de son côté via le site de cet employeur. Un appel et trois entretiens plus tard, elle décroche le poste de réceptionniste. D’abord en période d’essai. Aujourd’hui elle a signé son sésame, le CDI.

Un jour lorsqu’elle va fumer sa cibiche dans la boîte commune des salariés mise à leur disposition, deux collègues lui demandent d’un air supérieur :

– Les deux pimbêches : Et sinon toi, tu viens d’où ?

 Mon amie très naïve et douce comme elle peut si bien l’être, répond :

 – Du Mexique !

Elles pouffent de rire.

Les deux pimbêches : Nan (en gros ça on s’en fiche complètement.) Dans quel hôtel ou palace as-tu travaillé avant ?

Mon amie comprend bien qu’elles se paient sa poire et répond la vérité.

– Je vendais des tour Eiffel dans une boutique de souvenirs.

Les deux pimbêches en bonnes mégères ne saisissent pas le mot « souvenirs ». Ou du moins font-elles semblant.  Elles la toisent de la tête au pied. Son look est refait.

– Mon amie humble ne perd pas son honneur : Sinon à part ça, j’ai bossé dans un hôtel quatre étoiles à Londres.

Trois mois plus tard, un client mystère se présente à la réception de l’hôtel. Mon amie l’accueille. Verdict du cabinet : Mademoiselle l’amie requiert un 100 % sur l’examen imposé à son insu.

Mon verdict à moi : 

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On est en crise, rien de nouveau à cela. Mais les critères parfois surréalistes que l’on me demande pour un simple boulot de vendeuse ( certes dans le luxe ) me font halluciner. Qu’on soit bien d’accord : je ne suis pas là pour vendre du pétrole ou le dernier brevet nucléaire, non ? On ne demande pas la lune alors… Qu’on redescende un peu sur terre.

Enfin, je ne mets évidemment pas dans le même panier toutes les consultantes que j’ai rencontré. Mais à certaines, j’ai parfois envie de leur dire :

« Relaaaaaaax avec ton pseudo pouvoir ! Bonne vendeuse, je te le garantie que je le suis. Alors avec tes questions et tes airs hautains, tu ne vas pas m’apprendre ce métier car si je veux, je suis capable de te vendre en deux minutes chrono. Donc please, cesse de sous-estimer mes compétences ainsi que celles des autres qui sont comme moi, ma cocotte… Ca devient pénible, d’autant qu’on doit avoir le même âge. »

Ces étiquettes qu’on nous colle si on ne sort pas de ce fameux moule, ne sont plus insupportables… Elles sont juste devenues lassantes.

J’adore mon pays la France ! Ne croyez pas que je crache dans la soupe. Il n’y a pour moi, pas plus beau pays dans le monde. Je ne suis pas aigrie, au contraire : mon sourire donne généralement vie à mon visage et je suis bien dans mes baskets.

Mais franchement pour le boulot, la France et ses principes à deux francs six sous… On a parfois envie de dire « Beeerk ! » Du coup, voilà sans doute pourquoi je partirai moi aussi sentir l’air d’un autre pays l’année prochaine. Dans un pays qui donne plus de chances aux gens comme moi qui ont un CV un peu atypique c’est vrai, mais pourtant intéressant et judicieusement exploitable.

Je ne me prétends pas être un cerveau loin de là. Mais pourquoi nos chères têtes élues s’étonnent-elles de voir ses jeunes partir à la conquête d’autres terres ?

Ai-je demandé la lune en cherchant un emploi « normal » ? Non, je ne crois pas. En fait, je me demande parfois si c’est pas plus simple de demander Jupiter, une étoile ou encore un autographe à Mickeal Jackson ?

Bref, on garde le cap, l’espoir et on traverse ces aventures folkloriques toujours avec le sourire ! Mieux vaut relativiser… 🙂

Astrid El Chami 

 

 

Rush, au-delà de la vitesse…

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L’histoire.

Nous sommes dans les années 70, une époque où tout semble possible. C’est du moins ce que pense l’autrichien Niki Lauda lorsqu’il plaque sa famille et sa fortune pour la compétition automobile.

Déterminé à trouver une meilleure écurie, il s’offre le prestigieux volant de Ferrari. Déjà champion du monde de Formule 1 en 75, il exige le même résultat l’année suivante : c’est là son seul et unique objectif.

Niki Lauda n’a pas le physique de rêve que l’on peut attendre d’un pilote et vanter sa gloire aux yeux de jolies filles ne l’inspirent en aucune façon. En revanche, c’est un véritable génie qui met lui-même au point les meilleures avancées techniques pour sa monoplace. Cet as du volant est un combattant, un méthodique qui se tient à une hygiène de vie irréprochable.

Dans un tout autre genre, il y a l’anglais James Hunt. Play-boy aux yeux bleus et à la crinière blonde, cet amateur de bières et aussi un amateur de femmes. Il prend la vie comme un jeu mais son talent en tant que pilote n’est cependant pas à remettre en doute une seule seconde. C’est un compétiteur né.

Mais voilà, durant l’année 76 le public et les médias vont faire de ces pilotes, sans doute les deux plus grands rivaux qu’ait pu connaître jusqu’à ce jour le sport automobile.

L’un se bat pour Ferrari l’autre pour McLaren.

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Le casting.

James Hunt joué par Chris Hemsworth est un véritable régal pour les yeux. Niki Lauda interprété par Daniel Brühl n’a pas un physique d’apollon et pourtant sa confiance et sa détermination le rendent incroyablement sexy. Alors il va de soi qu’entre ces deux personnages que tout oppose, il est impossible de savoir qui nous voulons voir remporter le titre de Champion du monde durant cette folle année 76.

Enfin le réalisateur n’est autre que Ron Howard, auteur de Da Vinci Code, Apollo 13 ou encore De l’ombre à la lumière.

La morale selon moi.

Au-delà de la vitesse, de la passion et du sport qui sont remarquablement mis en valeur dans ce film, il est bon de voir à quel point le dépassement de soi prend sa place dans l’esprit de ces deux pilotes. D’autant qu’il faut rappeler qu’il s’agit-là d’une histoire vraie.

La détermination, le courage, le risque et la confiance sont les clefs de leur succès.

Et puis enfin, dans cette rivalité se cache en fait une toute autre vérité…

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Le bilan selon moi.

Ce film est une petite bombe… L’intrigue, la musique, la réalisation, le jeu d’acteurs, la pointe d’humour, les valeurs, tout y passe !

Alors on peut être une femme et ne pas aimer les voitures, cependant Rush nous en met plein la vue et le tout en finesse. On peut être un homme et ne pas aimer les voitures, mais le caractère des personnages donne à réfléchir. Enfin on peut être une femme ou un homme et aimer les voitures… Et là c’est le jackpot !

Recommandation : je vous suggère vivement de voir le film en version originale. En français, franchement c’est très moyen (j’ai vu la bande annonce en français et le film en anglais, y’a pas photo…)

Ma note :4,16 / 5

Sortie le 24 septembre dans tous les cinémas.

Merci à Gamongirls de m’avoir une nouvelle fois invitée, c’était un pur moment de plaisir ! Seul bémol à noter : dommage que nous n’ayons pas vu les acteurs à la fin de la projection 😉

Astrid El Chami

Et si on tournait son regard vers de meilleurs horizons ?

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On ne sait pas pourquoi mais dans la vie il suffit parfois d’un élément déclencheur pour vous faire basculer de l’autre côté. 

Dans l’idée par exemple : Match Point de Woody Allen. Ce professeur de tennis est brusquement destiné à un avenir brillant jusqu’au moment où il rencontre cette femme qui va bouleverser ses prochaines semaines. Ou encore dans Ma vie en l’air lorsque Vincent Elbaz décide de retrouver cette personne qu’il aurait pu perdre à jamais s’il n’avait pas affronté sa phobie de l’avion.

Le mien s’est produit cet été suite à un évènement tandis que d’autres se sont enchaînés successivement. Tout a été remis en question à partir de là : en me creusant la cervelle j’ai opéré des changements qui ont dirigé mon regard vers des horizons, plus constructifs. Au départ, ce fut difficile de l’admettre mais je m’y suis aventurée et voici comment ça s’est passé. 

Tout a commencé grâce à Anthony Robbins* ce spécialiste reconnu de la pensée positive. Cela faisait déjà deux personnes qui me parlaient des bienfaits de sa philosophie de vie. Je l’avoue j’étais septique mais après qu’une troisième personne me vante une nouvelle fois les louanges de ce bonhomme en sortant de ma leçon d’anglais, je me suis dit : « Ok, that’s going to be my summer book ! » Et dès les premières pages, j’ai compris beaucoup de choses. 

Puis il y a eu une rencontre miraculeuse, un véritable coup de foudre amical ( petit clin d’oeil, c’est bien toi ! ) ! Cette personne m’a appris à percevoir la vie de manière plus apaisante, plus positive alors que dans mon environnement d’autres persistaient à rendre des chemins plus pessimistes et qui fatalement déteignaient sur moi de manière inconsciente. 

C’est grâce à ces deux personnes que j’ai pu découvrir le dépassement de soi et donner un réel sens à cette expression : « voir le verre à moitié plein. »

Le fait de basculer soudainement mes pensées dans un autre sens m’a donné la possibilité d’ouvrir mon regard sur de nouvelles perceptions. Certaines peuvent paraître futiles comme l’envie par exemple de me vêtir d’une robe noire à un mariage aujourd’hui alors que jamais l’idée me serait venue auparavant. Et pourquoi pas ? Peut-être serais-je victime dans un premier temps de médisances mais je m’en moquerai royalement. Peut-être ne dirait-on rien. Ou peut-être cette petite robe noire taperait dans l’oeil d’un jeune homme, qui sait ? L’important, c’est que je suis mes envies.

Dans ces changements futiles, il y aussi par exemple la télé que je délaisse. Non pas parce qu’une âme rebelle sommeille en moi ( quoi que… ) mais parce qu’en effet, la plus part des programmes laissent à désirer. Alors du coup je m’occupe de manière plus intéressante : écrire pour moi, pour les autres, lire, sortir, développer sa curiosité, rire toujours un peu plus, minimiser les tracas du quotidien, se créer de nouveaux objectifs.

Cela dit, je dois admettre que se mater des épisodes de Friends à la télé c’est si bon que même monsieur Robbins ne pourrait pas résister à l’envie de  se poser sur le canap’ !

Enfin, il y a des choses plus importantes qui m’ont toujours traversé l’esprit et qui aujourd’hui se développent. Pourquoi ne les réaliserais-je pas après tout ? Et notamment cette envie de partir vers une autre terre l’année prochaine. Et si je me plante ? Bien je me planterai et je pourrai toujours revenir. Et si je m’y plais ? Et bien tant mieux ! Et si d’ici-là il se passe autres choses ? Et bien advienne que pourra, j’ai envie de dire. 

Tout ça pour dire que je ne révèle pas ici le scoop du siècle en parlant de pensées et de changements positifs. Mais suite à une vague d’évènements qui s’est produite dans ma vie,  j’apprends à les découvrir et souhaite ainsi à les faire partager. 

L’important c’est d’ouvrir son regard vers de nouveaux horizons qu’on choisirait plus simples, plus riches et plus intenses. En affrontant ses peurs, en réalisant ses envies on échappe à la frustration. S’ouvrir vers de nouvelles aventures, vers des nouvelles façons de penser c’est en fait simplement grandir. 

* L’eveil de votre puissance intérieure

Astrid El Chami